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Que celles qui n’ont pas senti une baisse de libido après avoir pris la pilule lèvent la main. Bien heureusement, cela n’a pas le même effet pour tout le monde, mais globalement, en jouant avec nos hormones, la pilule a aussi des effets secondaires qui, pour on ne sait quelle raison, n’est jamais évoqué par votre gynéco, votre médecin ni d’ailleurs les pouvoirs publics.

La pilule, comment ça marche ?

La pilule contraceptive fonctionne sur le principe de la diminution de la fabrication de la testostérone par les ovaires.
Or la testostérone qui est connu pour être une hormone plutôt masculine, existe et est nécessaire au corps féminin. C’est cette hormone notamment qui est importante pour le désir sexuel.

La testostérone peut diminuer de 50%, voire plus, ce qui va provoquer quelques petits dérèglements parfois recherchés (diminution de l’acnée, de la pilosité) et non-recherchés (augmentation de la SHGB qui va inactiver la testostérone déjà mise à mal).
La SHGB, c’est la Sex Hormone Biding Globuline. Soit une protéine qui va agir sur le désir sexuel des femmes en le diminuant / en le mettant en sommeil.
La traduction de cela ?
Moins de réceptivité sexuelle (intérêt au désir de l’autre), moins de fantasmes sexuels, perte de vitalité, fatigue, diminution de la forme physique. Cela peut même aller à faire penser à une dépression.

Toutes les pilules ne sont pas dosées de la même façon. Donc certaines sont plus néfastes pour votre libido que d’autres.
Celles produites à base de Levonorgestrel seront moins néfastes que celles à base de Desogestrel ou d’acétate de Cyprotérone qui font nettement plus monter la SHBG
De la même façon, on donne aux jeunes filles de plus en plus de pilules micro-dosées, qui ont un impact paradoxalement plus fort sur la libido.

Il semblerait de 20% à 40% des femmes sous pilule observent une baisse de leur désir sexuel. Ce n’est donc pas anodin. Toutes ne réagissent pas de la même façon. Une petite part déclare que la pilule leur donnerait un effet positif sur leur désir. Mais elles sont deux fois moins que celles qui ont un effet négatif.

Bref, si une femme qui prend la pilule (depuis peu ou depuis longtemps) se pose la question « Quel pourrait être la cause de ma baisse de libido ? », la première piste à explorer serait sa contraception.

Les effets néfastes de la pilule sur la libido : solutions

Pas de solutions miracles. Cela dépendra de chacune.
Pensez qu’il existe plusieurs moyens de contraception, qui ont aussi leurs avantages et leurs inconvénients :
le stérilet, le préservatif, les spermicides, les patchs, l’anneau vaginal, des méthodes plus naturelles de calcul de la période d’ovulation, etc…
Vous pourrez trouver une liste complète sur le site : www.choisirsacontraception.fr
Attention, les patchs ont le même effet inhibiteur de la testostérone, voire pire.

Première étape somme toute : aller voir votre gynéco / médecin et parlez-lui en. Il suffit parfois de changer la pilule pour que cela aille mieux. Voir tester une autre méthode.
Certains gynécos vous conseilleront peut-être des compléments alimentaires à base de gingembre pour redonner un coup de fouet à votre libido. Cela fonctionne sur certaines personnes. Cela dépendra de votre niveau de libido. Certaines voient la leur diminuer un peu, ou fluctuer durant le cycle. D’autres voient carrément leur libido disparaitre. Dans ce cas, je doute qu’un petit complément alimentaire suffise. Mais tout se tente.

Pourquoi personne n’en parle ?

Pourquoi personne n’en parle ? C’est une très bonne question.
Votre gynéco ou votre médecin, au moment de vous prescrire la pilule pour la première fois, devrait vous prévenir. Pas de souci pour nous dire qu’il peut y avoir des étourdissements, du cholestérol. Mais pourquoi ne pas nous prévenir que cela aura un impact, parfois important dans notre vie sexuelle ?

Première piste : la révolution sexuelle de la pilule qui a donné sa liberté à la femme. La pilule a été une véritable révolution. Elle a permis aux femmes de décider, d’être maîtresse de leur vie, du coup de s’émanciper et de grignoter au fur et à mesure toujours un peu plus de part d’égalité.

L’autre piste, ce serait le marché juteux des pilules. Ce fut tellement une révolution que personne ne remet en cause aujourd’hui son bien-fondé (jouer avec nos hormones N’EST PAS naturel). Et certains s’en frottent les mains : les labos pharmaceutiques qui les produisent et les vendent par millions de boites tous les ans. Commercialement, c’est un produit génial, la pilule : renouvelée tous les mois, et souvent pendant des années. Pas de crise pour la pilule ! (D’autant que certaines sont remboursées, donc c’est double banco).

Du coup, il faudrait que les labos pharmaceutiques et les anciens soixante-huitards arrêtent de faire la loi sur le marché de la pilule.
Oui, il existe d’autres moyens contraceptifs.
Oui, la pilule n’est pas une solution long terme : c’est bien au début de sa vie sexuelle. Mais qui peut dire aujourd’hui qu’elle n’a pas un impact sur notre santé, à vie ?
Oui, c’était bien au début parce que c’était la seule solution. Aujourd’hui, au XXIème siècle, il serait temps d’innover en matière de contraceptfs qui ne mettent pas notre santé en jeu et qui prennent soin de nos vies.
La vie sexuelle est aujourd’hui un aspect assez fondamental de notre équilibre. Une société ne peut pas se permettre d’annihiler le désir d’une partie de sa population, notamment sans lui dire.

 

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Categories: Anatomie et santé

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